

IMPORTANT CANCER DU MÉDIASTIN AVEC ATTEINTE DU POUMON DROIT
M. René CHABRIERC'est à la suite d'une banale pneumopathie que l'on décèlera, le 10 avril 1996, à l'occasion d'une radiographie de contrôle de mes poumons, quelque chose de suspect.
Cette inquiétude ordonnera la prescription d'un scanner qui confirmera, le 2 mai, la présence entre les 2 poumons, dans la zone que l'on appelle le médiastin, d'une tumeur cancéreuse importante mesurant 9 cm sur 6 cm et qui affectait déjà le poumon droit. Pour préciser le diagnostic, j'ai dû subir de multiples examens complémentaires dont 2 fibroscopie difficiles car les saignements étaient importants, 1 scintigraphie, 1 biopsie, 2 ponctions transpariétales sous scanner qui avaient pour objectif de réussir à prélever des cellules préservées de sang, permettant une étude approfondie de ce type de cancer atypique, 1 IRM et pour finir tous ces examens une thoracoscopie réalisée le 1er juillet.
C'est à la suite de tout cela que les spécialistes préconisèrent, échelonnées sur 4 mois, de nombreuses cures de chimiothérapies lourdes.
Deux scanners de contrôle réalisés pendant l'exécution de ces protocoles de chimiothérapie montrèrent l'absence de résultat, et devant cet échec, on décida après concertation d'autres avis éclairés, de débuter des séances de radiothérapies par flashs de 30 à 40 secondes sur la tumeur, au lieu des traditionnelles séances plus longues et espacées qui laissent subsister des fibroses radiques (brûlures) invalidantes. Tout seul au volant de ma voiture personnelle, je me suis rendu pendant 35 jours consécutifs pour pratiquer cette méthode originale qui nous avait été conseillée et qui aboutira à la fin du traitement le 11.12.1996 à un résultat stupéfiant: la tumeur est nécrosée (toutes les cellules sont mortes). Certes, suite à la privation des radioprotecteurs Beljanski, résultat de la répression scandaleuse et de la confiscation générale par les gendarmes le 9.10.1996, j'ai connu un effet secondaire qui a diminué d'un tiers ma capacité pulmonaire, à savoir une paralysie du nerf phrénique qui a provoqué une remontée du foie dans l'espace réservé au poumon. Mais ceci reste une séquelle mineure lorsque l'on sait qu'un pneumologue avait annoncé à ma famille que Noël 1996 serait sans doute le dernier que je passerais en famille.
Aujourd'hui en 2007, je suis toujours en bonne santé.