

Message laissé par Gérard WEIDLICH
Pilou, ma tendre épouse, c’est surtout à toi que s’adresse cette oraison.
Je l’ai écrite lorsque j’ai senti que c’était l’heure et que je risquais de ne plus avoir la force suffisante pour te dire et dire à notre famille et à nos amis tout mon Amour et ma reconnaissance infinie pour ce que chacun a fait pour essayer de m’aider à Survivre le plus longtemps possible, à la maison, aux côtés de ceux qui me sont chers.
Devant cette assemblée, je tiens à te rendre le plus vibrant des hommages qu’un homme peut rendre à sa moitié car notre Amour était bien fusionnel baignant dans une confiance absolue l’un dans l’autre.
Nous étions mariés pour le meilleur et pour le pire. Tout n’est pas toujours rose dans la Vie et on dit que les épreuves font toujours grandir.
Toi, tu as su m’assister jusqu’à mon dernier soupir. Tu as su me supporter avec courage, patience, et un grand dévouement. Je te remercie pour cette belle preuve d’Amour et j’emporte avec moi ton éternel sourire et ton optimisme. Je t’aime Pilou et je t’aimerai encore plus fort et mieux dans l’au delà. J’estime que je me suis très bien soigné face à ce lourd diagnostic de maladies orphelines incurables. Je vous rappelle que si j’étais un formateur aux nombreuses spécialités dans la police nationale, c’est dans le cadre professionnel que j’ai été contaminé par le SIDA en 1985. Par reconnaissance envers le Grand Savant Mirko BELJANSKI qui m’avait sauvé la Vie, j’ai accepté la Présidence de l’Association CIRIS.
Aujourd’hui elle compte plus de 3500 adhérents motivés et c’est l’aboutissement de nos efforts communs. Je compte sur vous pour que notre Association remplisse sa mission jusqu’à la reconnaissance scientifique de Mirko BELJANSKI. Cette reconnaissance signifiera que tout le monde pourra bénéficier de ces traitements ; Je compte sur vous.
Pour ma part, mon parcours est compté dans le livre « Enquête sur un Survivant illégal ». Cet ouvrage continuera, par sa diffusion, à me faire vivre car si l’on meurt les écrits restent.
Je vous rappelle que je devrais être normalement mort depuis fin 1991, date à laquelle je n’avais plus aucun anti-corps. Grâce à la mono thérapie non toxique Beljanski, j’ai été à l’encontre des plus sombres pronostics avec une belle qualité de survie malgré des souffrances passagères.
Les souffrances que j’ai dû supporter en silence, je les ai offertes au Seigneur et j’ai associé à mes prières la souffrance de l’humanité qui est immense. Sur la fin, j’étais fatigué, très fatigué. Une lassitude générale insurmontable avait vaincu mon énergie légendaire. Quand tout fuit, il devient inutile de s’accrocher et il faut savoir accepter. Là où je vais, soyez certains et comprenez que je serai mieux. Je souffrais en silence, me disant que je n’avais pas le droit de me plaindre car il y avait plus malheureux que moi. Je ne voulais pas devenir un martyr de la cause Beljanski et pourtant le Seigneur, en m’appelant à lui en a décidé autrement. Que sa volonté soit faite et je vous demande de contenir votre immense chagrin. Restez dignes jusqu’à la fin de cette cérémonie qui doit me conduire à ma dernière demeure.
Vous jetterez un peu de terre ou une fleur sur le cercueil de papi qui s’en va au paradis et c’est mieux ainsi. Je ne souhaite pas de couronnes mortuaires mais vous pouvez faire une quête globale pour aider la Fondation Beljanski.
Là où je vais, il n’y a plus de souffrances physiques ou psychologiques. C’est la Vie éternelle promise par DIEU. Au paradis je continuerai mon apostolat afin d’améliorer ce monde qui est malade. Je vous transmettrai de la force pour reprendre le flambeau et soyez compétents et fidèles à défendre notre belle cause humanitaire. N’oubliez jamais ma devise qui dit que « Vivre c’est avant tout être présent pour les autres ». Continuez à sauver des Vies humaines par l’information de qualité. Là où je vais, ce n’est pas loin, c’est juste de l’autre côté du chemin. Je vais retrouver ma maman, pépé Pierrot, Mirko, Marc et tous ceux qui me sont chers. Ceux qui ont compris le mystère de la foi et qui sont des croyants me rejoindront lorsque leur heure sera aussi venue. Aujourd’hui, c’est un jour de paix et je ne veux entendre aucune expression de la colère, cette colère que j’avais bien du mal à accepter. Je demande une fois de plus au Seigneur qu’il m’accorde son pardon pour mes pêchés. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait souffrir d’une manière ou d’une autre. Savoir pardonner élève l’esprit et c’est avec la conclusion musicale que j’ai choisie et qui doit raisonner dans cette église de Dolus où je suis venu régulièrement prier et communier que mon esprit va s’élever vers la Lumière.
Les nuits, par temps clair, lorsque vous regarderez la voûte céleste, sachez que je suis parmi l’une de ces milliers d’étoiles qui restera éternellement lumineuse dans le cœur de ceux qui m’ont aimé et apprécié. Du ciel, aux côtés du Seigneur, je veillerai sur vous et en particulier sur mes petits enfants qui m’ont apporté du bonheur. Que Yann et Vanessa soient heureux et qu’ils fondent une belle famille.
Ensemble prions une dernière fois le Seigneur. Merci à Tous d’être venus, je vous Aime. Au revoir et à bientôt.
Gérard.