

Cher Gérard,
Les délais ne nous permettent pas, aujourd’hui, d’être à tes
côtés, près de Pilou et de toute ta petite famille. Cependant,
par cette lettre que je demande à l’un d’entre vous de bien
vouloir lire lors de la cérémonie, je veux t’exprimer ma
très profonde affection et ma reconnaissance.
Je ne me doutais pas, voici 22 ans lorsque tu es venu nous trouver au laboratoire
de Châtenay Malabry pour chercher des gélules, du long chemin que
nous allions faire ensemble.
Je n’ai jamais oublié ton soutien à Mirko lorsque nous avons
appris la terrible maladie qui devait l’emporter. Avec quelle délicatesse
filiale, tu lui murmurais des paroles d’encouragement ! Puis prenant de
plus en plus d’assurance, la façon extraordinaire dont tu as dirigé le
CIRIS toutes ces années. Sans CIRIS, je ne suis pas du tout certaine que
nous aurions pu continuer à fabriquer ces précieux produits qui,
jour après jour, redonnent à des inconnus le goût de vivre,
de se battre. Plus que tout autre, tu as rendu à la société l’aide
que nous avions pu te procurer, avec une ardeur et une générosité inégalées.
Encore tout dernièrement, harcelé par la douleur et la maladie,
tu as trouvé en toi les ressources nécessaires pour achever le
dernier Dialogue, destiné à guider et à conforter les malades.
Par la pensée, l’affection et la peine, nous sommes, Sylvie, Kevin
et moi à vos côtés, surtout près de Pilou, toujours
discrète, toujours dévouée sans qui rien de ce que tu as
fait n’aurait été possible. Enfin, je veux te dire, mon très
Cher Gérard, qu’en chacun de nous tu laisseras un souvenir lumineux
et tu resteras un symbole de courage et de générosité. Nous
t’aimons.